
Sur la rive rocheuse du fjord, une maison en pignons croisés compose avec un terrain triangulaire en pente, l’intimité de la cour arrière et les vues sur le paysage boréal.
Le dessin part d’un terrain triangulaire en pente, au-dessus de la berge rocheuse qui descend vers l’eau. L’orientation de la maison doit tenir ensemble deux souhaits : préserver l’intimité de la cour arrière et ouvrir les vues sur le paysage boréal. Le plan s’est précisé par ajustements successifs entre ces deux conditions.




Vue du ciel, la maison est une composition de pignons croisés qui rayonnent autour d’une terrasse centrale et de sa piscine ; chaque volume prend une orientation — l’arrivée, la cour, la rive. La brique allongée aux tons de terre et le bois vertical grisé se partagent les façades.




Le séjour prend toute la hauteur du pignon, sous un plafond de bois blond. Un escalier à garde-corps de verre monte vers la mezzanine ouverte ; en bas, une bibliothèque s’encastre dans le mur de brique. Entre deux parois vitrées tournées vers la terrasse, la cheminée tient le centre de la pièce.





La cuisine et la salle à manger s’appuient sur une palette courte. Le chêne blond compose les volumes principaux ; le blanc — comptoirs, lambris, mosaïque et carreaux — forme un arrière-plan discret. Le laiton apparaît par touches, dans les poignées, les luminaires, la plomberie et les supports à verre.




Berges Grises emprunte son nom aux rives rocheuses qui bordent le site. Malgré l’échelle du projet, l’architecture cherche à réduire autant que possible son contraste avec le paysage. La palette de matières s’efface ainsi dans les tonalités de la berge, pour que le bâtiment s’inscrive moins comme un objet que comme une présence dans le site.
- Fiche technique
- Architecte
- Matière Première Architecture
- Entrepreneur
- David Lortie Construction
- Photographe
- Ian Balmorel
- Autres photos


































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