
À Magog, sur un terrain en pente, un volume étroit posé au sol porte un étage plus large : de ce décalage vient la légèreté de la maison.
Des Mûriers se lit en deux volumes. Le premier, étroit et de plain-pied, épouse la pente ; le second, plus large, se pose dessus et se détache du sol. De ce décalage vient la silhouette de la maison — une base allongée au contact du terrain, un corps qui semble flotter au-dessus — à l’extrémité de l’impasse des Mûriers.


À Villa de l’Anse, le projet s’inscrit dans un langage déjà établi : bois gris, fenêtres claires, toitures rouges. Cette palette imposée devient matière de projet. Le rouge est assumé pleinement, jusqu’à former une ligne bourgogne qui traverse la façade, fragmente la toiture et vient découper le volume du rez-de-chaussée.



Le volume bas rassemble cuisine, salle à manger et salon en une seule pièce, sur une dalle de béton poli. Les baies coulissantes donnent sur la terrasse et la forêt de feuillus ; l’hiver, la lumière blanche entre de partout. Armoires grises sans poignée, comptoirs blancs, quelques niches de bois : la cuisine garde la retenue des façades.



À l’étage, les pièces prennent place sous un large toit à deux versants. Le blanc unifie l’ensemble, de la salle de jeux ouverte dans le pignon à l’escalier, où le chêne des marches contraste avec une fine main courante d’acier blanc.



Sa simplicité lui permet de s’inscrire naturellement dans le contexte. L’exubérance n’a jamais fait partie de l’intention.
Fiche technique
- Lieu
- Magog
- Année
- 2019
- Superficie
- 271 m²
- Architecture
- Matière Première Architecture
- Construction
- nu drom
- Images
- Ian Balmorel
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