
Dans la clairière d’une forêt mature de Stanstead, deux volumes de brique pâle se construisent autour du soleil et du temps, pour durer dans le lieu qui les accueille.
Galarneau naît de gestes minimaux : deux longs volumes de brique pâle sous des toits à deux versants, légèrement décalés, réunis par une galerie vitrée autour d’une cour. Les murs restent pleins ; des ouvertures ponctuelles en découpent les faces, aux endroits choisis, pour cadrer les arbres et laisser entrer les rayons du soleil.


La galerie est l’exception : là où la brique reste pleine, le verre prend toute la hauteur entre les deux volumes, sous un plafond de bois. Ailleurs, la forme demeure simple pour donner plus de poids à l’emplacement des fenêtres — une seule ouverture carrée dans un pignon, une porte étroite dans un mur de brique. Le rapport au paysage se construit par ces choix successifs.

Entre les deux corps de bâtiment, la cour dallée et ses bacs plantés tiennent lieu de pièce d’été ; la galerie l’ouvre d’un côté sur la cour, de l’autre sur la piscine, et des graminées poussent sur son toit. Une pergola de bois, des dalles posées dans le gravier et des massifs de vivaces prolongent la maison dans la clairière.






Rien ici n’est fait pour marquer une époque. La brique, l’acier et les graminées sont choisis pour ce qu’ils deviendront dans vingt ans, à l’ombre d’une forêt qui aura encore poussé.
Fiche technique
- Lieu
- Stanstead
- Année
- 2020
- Superficie
- 687 m²
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